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Littérature : les procédés d'écriture

Mayoro DIA - Français, langue d’enseignement et littérature

601-103-MQ

Bienvenue à mon site!

Ce site est un lieu où je recense les concepts du cours les plus abstraits en vue de les rendre plus accessibles aux élèves en leur offrant des sources très importantes qui traitent des compétences qui sont de reconnaître les différentes caractéristiques des types et de genres de textes littéraires. Ces sources portent sur les procédés stylistiques et linguistiques.

Le but de ce site, c’est de permettre aux élèves de connaître la signification et les effets que produisent les procédés stylistiques et linguistiques d’un auteur, d’analyser et de commenter des textes littéraires, d’améliorer leur compréhension en lecture et en écriture, de maîtriser davantage la production écrite et orale.

 Bref, il s’agit ici de repérer les éléments-clés que contient un texte et que l’on doit identifier pour bien le comprendre.

Bon succès à tou(te)s!

 

Les liens vers les trois REA :

- Les liens des deux autres REA sélectionnées :

Nom du site : Les procédés d’écriture 

http://exercicesfrancais.chez.com/Dossiers/Divers/procds.htm

Nom du forum : Forum ado-études

http://forum.ados.fr/etudes/Bac-brevet-examens-2/procedes-sujet_81_1.htm

 

Voici les opérations de la procédure que je propose à suivre pour identifier les caractéristiques des différents types de textes littéraires.

Je montrer aux étudiants comment ils doivent procéder. Pour cela, je leur démontre la procédure à suivre en la commentant :

. Je leur donne la procédure via un mode d’emploi sous forme de texte qu’ils doivent avoir en main et le lire pour suivre les différentes opérations de la procédure. Dans ce contexte, ce mode d’emploi consiste en des modalités pour faire lire efficacement un texte.

. Je les invite à bien observer la démarche que j’utilise pour chacune des opérations à effectuer. Ce qui leur permet de bien visualiser les différentes étapes de la procédure par des schémas d’un plan et des séquences des opérations suivies. La réalisation des schémas leur permettra d’intégrer les différentes opérations de la procédure. Ces schémas leur permettent aussi d’exprimer leurs représentations de ce qu’ils ont compris de la manière à procéder pour lire et comprendre un texte littéraire. C’est pourquoi, ils feront appel à leurs "savoirs comment faire" ou leurs connaissances procédurales pour réussir chaque opération.

. Je les invite finalement à mémoriser chaque opération via les schémas. Car, s’ils ont retenu par cœur ces schémas, ils ne perdront plus de temps dans l’application de la procédure acquise quand ils auront un texte littéraire à étudier, quel qu’il soit.

Les étudiants doivent apprendre à identifier, pour tout type de texte littéraire donné, les étapes et les opérations de la procédure à maîtriser pour la réussir de façon efficace. L’acquisition et l’utilisation d’une telle procédure peut leur éviter les pertes de ou la confusion, lorsqu’ils ont un texte à lire ou à analyser.

Le titre de l’activité : Procédure pour identifier les caractéristiques d’un texte littéraire et en dégager les éléments significatifs du contexte culturel et sociohistorique.

Remarques : Ce paragraphe traitant des opérations de la procédure, je l’ai utilisé aussi dans le TP2 du cours : Processus d’apprentissage en enseignement supérieur (PPA 6075).

Pour le texte suivant, voir le site :

http://www.oasisfle.com/documents/rhetorique.htm


 

 

 

Quelques éléments pour mieux apprécier/enseigner l’écrit.

Les Procédés Stylistiques

 

 

   

Les belles lettres ne sont plus enseignées de nos jours et c’est regrettable ! Néanmoins, une culture littéraire est nécessaire pour apprécier les divers écrits, qu’ils soient lus pour notre plaisir personnel ou destinés à la classe.

Les définitions qui suivent font le point sur les aspects les plus intéressants de la rhétorique.

 
La rhétorique est l'art de bien parler; technique de la mise en œuvre des moyens d'expression (par la composition, les figures).
Figure de style, figure de rhétorique ou figure du discours:
Depuis l'Antiquité grecque, la notion de figure est liée à la rhétorique, dont l'objet est l'étude du style et des techniques de persuasion. Elles jouent un rôle important dans le discours littéraire.  Les figures de style sont présentes aussi dans les discours politiques,  publicitaires et cinématographiques... Dans ce cadre, la figure rend compte de l'expressivité du discours par rapport à la langue standard.
Le Petit Robert.

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U V  W  X  Y  Z

Bibliographie

Liens

 

 

 

 

A

acrostiche : essentiellement en poésie. Les premières lettres de chaque vers (liées verticalement) forme un nom ou un message. Il existe des acrostiches où l’on doit lire, au lieu  de la première lettre de chaque ligne, le premier mot. Le plus célèbre est celui  que  le  poète Alfred de Musset envoya à la romancière George Sand, au XIX siècle. Il lui donnait un rendez-vous galant très osé…

Voici un acrostiche du même genre, où une dame semble dire à un monsieur qu’elle l’aime beaucoup. Mais lisez plus attentivement :

 

Monsieur, si loin de vous, je dépéris, je meurs !

Vous me faites languir ! Voyez : je suis en pleurs !

Me voilà torturée, le cœur broyant du noir !

Cassez cette douleur, donnez-moi de l’espoir !

Les sens à la dérive, et triste, à vos genoux,

Pieds et poings liés, Monsieur, me voilà toute à vous !

 

aphérèse: suppression de l'initiale d'un mot. Lire: métaplasme.

Exemple: bus pour autobus.

 

alliance de mots : inverse du pléonasme.

Exemple : se hâter avec lenteur.

                 Sa belle figure laide sourit tristement.

 

anacoluthe : rupture de construction syntaxique, c’est-à-dire transformation au milieu de la phrase de la construction que le début laissait prévoir.

Exemple : Le nez de Cléopâtre, s’il eut été plus court, toute la face de la terre aurait changé.   (B.Pascal)

anaphore: désigne la répétition d'un mot ou d'un groupe de mots au début de plusieurs énoncés.

Exemple: Îles où l'on ne prendra jamais terre

               Îles où l'on ne descendra jamais

               Îles couvertes de végétation

               Îles tapies comme jaguars (...)

               Je voudrais bien aller jusqu'à vous. B Cendrars.

 

antiphrase : forme d'ironie qui consiste à dire l'inverse de ce qu'on veut laisser entendre.

Exemple :   Je vais lui faire sa fête.

                  C’est du jolie !

 

 

antithèse : inverse de la redondance : effet de renforcement du sens, non par synonymie mais par antonymie.

Exemple :   lls étaient usés à quinze ans

                  Ils finissaient en débutant. (J. Brel)

 

asyndète : relation logique exprimée sans outil grammatical.

Exemple : Il est venu, j’étais absent.

                 Je ne sors pas, il pleut.

                 Elle est belle, c’est incroyable.

                 Il pleure, il a faim.

                 L’appelles-tu, il viendra.

                 Il est si bon ! Il pardonnera.

 

attelage : construction d’un mot avec deux compléments qui impliquent un sens différent.

Exemple : Il prit du ventre et beaucoup du pays.

                 Vêtu d’un costume et de beaucoup d’orgueil.

antonomase: figure consistant à remplacer un nom par l'énoncé d'une qualité propre à l'objet ou à l'être qu'il désigne.

Exemple: Les Quarante pour l'Académie Française.

 

 

 

 

 

B

 

C

chiasme : construction où les éléments de même nature se font face.

Exemple : Un pour tous et tous pour un.

                 Qui rit dimanche, vendredi pleurera.

                  Manger pour vivre et non vivre pour manger.

contrepet: interversion des lettres ou des syllabes d'un ensemble de mots spécialement choisis afin d'en obtenir d'autres dont l'assemblage ait également un sens, de préférence burlesque ou grivois.

Exemple: " Je vous salis ma rue"/ la prière "Je vous salue, Marie" se transforme en une phrase provocatrice dans cette exemple de  J.Prévert

               " Femme folle à la messe est volontiers molle à la fesse" F. Rabelais

Déjouant la censure sociale, le contrepet permet aux pulsions de se défouler par le langage.

Sur le plan poétique, un écrivain surréaliste comme R.Desnos exploite la puissance de transgression du contrepet pour libérer les mots de la pensée logique. Soit cet aphorisme tiré de "Rrose Sélavy": "Les lois de nos sirs sont les dés de nos loisirs."

 

 

 

 

D

 

 
E

ellipse : consiste à omettre des termes qui cependant peuvent se deviner. L'énoncé est interrompu. L'énoncé devient plus dense car il est chargé de tout ce que le lecteur peut imaginer.

Exemple : "A vingt ans, deuil et solitude." V.Hugo

                 Il fait une chaleur… !

                 Cet homme est d’une cruauté… !

 

euphémisme : emploi d’un mot à la place d’un autre, malsonnant ou brutal pour cacher, taire, masquer, adoucir, atténuer son sens. Il a pour effet de dissimuler une idée brutale, désagréable ou jugée inconvenante.

Exemple : "Il est temps que je me repose." V.Hugo. ( que je meure)

                 Le quatrième âge. (les vieillards)

                 Il n’est plus. (pour ils mort).

                 Se serrer la ceinture.

 

F

 

 
G

gradation : une amplification par progression. Elle agence plusieurs éléments de même nature selon un ordre progressif. Elle produit un effet de "zoom", elle peut tendre à l'hyperbole.

Exemple : Marchez, courez, volez où l'honneur vous appelle. N.Boileau. (gradation ascendante)

                Va, cours, vol et nous venge. (Corneille)

                Je me meurs, je suis mort, je suis enterré. (Molière).

              ça dure bien toute une nuit à brûler, un village (...), à la fin, on dirait une fleur énorme, puis rien qu'un bouton, puis plus rien. L.-F.Céline  (gradation descendante)

 

Renforcement de  l'impact du discours:

Portant tout son poids sur la fin d'une série ou d'une énumération, la gradation en augmente l'impact. Ainsi:

* Dans un récit, la gradation crée une tension narrative en conduisant progressivement un épisode à son point décisif:

ex: "(Le lièvre) était douteux, inquiet: Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre." J.de La Fontaine.

* Dans un pamphlets, la gradation ascendante suscite une pression argumentative en plaçant l'élément le plus persuasif en fin d'énoncé. Par exemple, quand Aimé Césaire dénonce la situation coloniale:

"Je vois partout (...) la force, la brutalité, la cruauté, le sadisme."

 

 

 

 

 

H

 hendiadyin (1 pour 2) : deux mots coordonnés pour un seul complément.

Exemple : Se mettre sous le soleil et la chaleur (sous le chaud soleil).

 

 hypallage : rapporter un complément à un support grammatical qui n’est pas son support sémantique.

Exemple : Les travailleurs rangent leurs machines lassées.

 

 hyperbole : ce procédé consiste à mettre en valeur un fait, ou une idée, au moyen d'une expression exagérée

Exemple : Dans la descente du col, les coureurs ont roulé à tombeau ouvert.(au lieu de: les coureurs ont roulé très vite.

                Inouï, incroyable, pour surprenant.

                Éreintant pour fatiguant.

                Celui de qui la tête au ciel était voisine et dont les pieds touchaient à l’empire des morts. (La Fontaine)

 

 
I

ironie: Ce procédé consiste à dire le contraire de ce que l'on pense de telle manière que le lecteur ou l'auditeur comprenne le sens caché de cette raillerie.

 

 

J

 

 
K

 

 
L

 litote : On atténue une idée (soit pour la rendre plus sobre, soit au contraire pour ironiser) par une tournure moins directe, souvent par un verbe à forme négative. Par la litote, on exprime implicitement beaucoup plus qu'il n'est dit. 

Exemple : "Va, je ne te hais point." Corneille (Je t'aime toujours)

                 Ce n’est pas drôle. (pour c’est ennuyeux).

                 Vous arrivez un peu en retard. (pour la séance est terminée).

                 Son discours n'est certes pas passionnant. au lieu de: son discours est ennuyeux.

M

métalepse : le contraire de ce qui est signifié.

Exemple : J’ai été remercié. (J’ai été renvoyé).

                Je m’en souviendrai. (Je me vengerai)

 

métaphore : procédé imagé consistant à comparer un terme à un autre terme sans le support d'un lien grammatical.

Exemple : Le soleil, coquelicot géant, décorait l'horizon.

 

métabole : reprise d’idée par synonymie.

Exemple : Je suis sûr et certain.

métaplasme:Tout procédé qui altère le mot par adjonction, suppression ou inversion de sons ou de lettres.
cf.  aphérèse, syncope, apocope ou élision, diérèse, métathèse, synérèse.

 

métonymie : procédé consistant à désigné un élément par le nom d'un autre élément qui lui est logiquement associé. Par exemple, on désigne la substance qu'on met dans un verre (jus de fruit, eau minérale, etc.) par le mot "verre" lui-même, et l'on dit: A la sortie du cinéma, nous avons pris un verre. (au lieu de "Nous avons pris une boisson")

Exemple : J’ai acheté une Renault. (pour voiture).

                 Yacine est une grande plume.

                 C’est une fine lame.

                 C’est une belle main.

 

N

 

O

oxymore : juxtaposition de deux mots de sens différents.

Exemple : Il est bavard, ce muet.

                 Un parfait imbécile

                 Un regard éteint.

                 Un silence éloquent.

 
P

périphrase : consiste à désigner par plusieurs mots une réalité qu'un seul terme pourrait traduire. Selon les contexte, cela permet d'éviter une répétition, ou de mettre en évidence un aspect particulier de la personne ou de la chose ainsi désignée.

Exemple : Victor Hugo fut exilé à Guernesey. L'auteur des Abeilles du manteau impérial n'appréciait pas Napoléon III.

                Le Rocher des Grimaldi attire les touristes. (au lieu de Monaco attire les touristes)  

                Miroir : aimable confident.

                Facteur : messager d’ailleurs.

                Papillon : lendemain de chenille en tenue de bal.

Généralement, les définitions sont des tournures périphrastiques.

                Exemple : La jument est…

                                Alger est …

 

 pléonasme : une expansion redondante

Exemple: "Et leur sang rouge ruisselle." L. Aragon.

Le pléonasme développe une précision superflue, déjà contenue dans le sens d'un mot du même énoncé: "rouge" fait partie de la définition de "sang" et sa formulation paraît inutile.

* figure localisée, le pléonasme revêt deux forme principales. Soit un adjectif est redondant par rapport au nom qu'il caractérise "sang rouge". Soit un groupe circonstanciel fait double emploi avec le verbe qu'il précise: "je l'ai vu, de mes propres yeux, vu" Molière.

* En développant deux fois de suite la même idée, le pléonasme est peu informatif. De plus, il viole le principe d'économie du langage.

* Deux mise en discours:

- Le pléonasme est dit "vicieux" lorsqu'il est dû à la négligence ou à l'ignorance. Sorte d'antifigure, il est considéré comme une erreur qu'on trouve dans le langage parlé: "monter en haut", "descendre en bas", "reculer en arrière", "dépêchez-vous vite"...

- Le pléonasme est dit expressif lorsqu'il crée un marquage fonctionnel dans l'énoncé. Tantôt il indique une insistance: "c'est un fouillis de vieilles vieilleries" A. Rimbaud.

Tantôt derrière une redondance apparente, se cache une information à calculer par le lecteur, comme dans ces deux vers de "Hoquet" (1937) du poète guyanais L.-G.Damas: "Vous ai-je dis ou non qu'il vous fallait parler français le français français?"

Loin d'être répétitif avec le nom, l'adjectif met en évidence la langue valorisée de la métropole par rapport à sa variante guyanaise. Faux pléonasme, il fait ressortir l'aliénation linguistique imposée au petit Damas par sa propre mère.

 

 prosopopée : faire parler un être absent, un animal, une réalité personnifiée (objet inanimé): c’est un cas particulier de personnification.

Exemple : Moi qui vous parle, Algérie peut-être ne suis-je que la plus banale de vos femme. (Mohamed Dib)

 

prolepse: Figure  par laquelle on prévient une objection, en la réfutant d'avance.

Exemple:

 

Q

 

R

 redondance :

Exemple : Deux fois la première personne dans « nous courons ».

                 Trois fois le féminin dans une belle fille.

                 Un lac calme et paisible.

 réification: métaphore par laquelle un être animé est traité comme un objet, une personne comme un animal ou un objet.

Exemple:  Laisse-moi devenir

                  L'ombre de ton ombre
                  L'ombre de ta main
                  L'ombre de ton chien.
                  Ne me quitte pas...  (Jacques Brel)

S

  synecdoque : rapport d’inclusion : désignation du plus par le moins.

Exemple : lame pour épée.

                Toit pour maison.

                Pain pour vie.

(on appellera « autonomase » figure consistant à remplacer un nom par l'énoncé d'une qualité propre à l'objet ou à l'être qu'il désigne. C'est le cas des noms propres employés comme des noms communs :

Exemple : c’est un Tartuffe. Un Harpagon. Un Hercule.

 

syncope: suppression d'une partie intérieure du mot. Lire. métaplasme.

Exemple: B'soir Msieurs Dames. (Queneau)

 syllepse: Accord d'un mot selon le sens plutôt que selon les règles grammaticales

Exemple: On est devenus amis.

a) syllepse grammaticale : = substitution de l'accord logique à l'accord grammatical.

Exemple: Jamais il n'eût tourmenté un chat inutilement. Il les respectait. H. Troyat

              

b) syllepse de sens : un même mot est employé à la fois dans les deux sens : propre et figuré. V. zeugme

Exemple:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T

tautologie : pléonasme et redondance.

Exemple :   C’est là mon avis et je partage.

                  C’est mon père et je suis son fils.

 
U

 

V

verlan: Argot conventionnel consistant à inverser les syllabes de certains mots (ex. laisse béton pour laisse tomber, féca (café), tromé (métro), ripou (pourri), et, avec altération, meuf pour femme). Le Petit Robert.

* Permuter les syllabes: "Dans le métro y'a un charclo qui traîne." MC Solaar

clochard/charclo.

* Figure avant tout orale, le verlan obéit à quelque règle:

-Lorsque les syllabes de départ sont ouvertes (consonne + voyelle), l'inversion est immédiate: Tomber/"laisse béton" (Renaud)

Quand le mot comporte trois syllabes, des variantes sont possible:

Rigoler   /   Goleri                   Arracher   /   Chéara

S1S2S3   /      S2S3S1                    S1S2S3    /      S3S1S2

- Si une syllabe de départ est fermée (consonne + voyelle + consonne), il faut l'ouvrir avec un "e" ou un "eu" avant de procéder à l'inversion: bloc/bloque/queblo

- La permutation peut s'accompagner de suppression phonétiques: flic/flikeu/keufli/keuf

* Une figure identitaire:

En français , le verlan est une figure relativement récente. Il se développe au cours du XIXe siècle dans l'argot des prisons et des bagnes. Depuis une quinzaine d'années, il connaît un grand essor, tant dans le langage des banlieues que dans le mouvement du rap.

- A travers son instabilité et son usure rapide, le verlan constitue la figue symptomatique des groupes marginaux et, plus largement, de la contre-culture actuelle. En cela, le verlan est une figure sociolectale qui soude le discours des diverses microsociétés, contribuant à leur solidarité. Dire chelou (louche) ou cimer (merci) pour un jeune banlieusard, c'est se démarquer de la langue officielle et trouver une identité valorisante en transgressant la norme lexicale. Cependant, la mode grandissante du verlan dans les médias ou le cinéma tend à en faire la simple marque d'un niveau d'expression "branché".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

W

 

X

 

Y

 

Z

zeugma ou attelage: un terme concret et un terme abstrait sont compléments d'un même mot. Lire: syllepse (accolement de deux mots de façon inattendue).

Exemple : Il parle gentiment et de ses enfants.

                Monter en grade et dans l’avion.

autre exemple: Tout jeune Napoléon était très maigre

                         et officier d'artillerie
                         plus tard il devint empereur
                         alors il prit du ventre et beaucoup de pays.(J. Prévert)

 

 

 

 

Bibliographie
Marc Bonhomme. Les figures clés du discours. Ed Seuil. Coll. Mémo.1998
J.Dubois, F.Edeline, J.-M; Klinkenberg, P.Minguet, F.Pire, H.Trinon (Centre d'études poétiques, université de Liège).Rhétorique générale. Ed. du Seuil. Coll Points.1982
Liens:
J.-E. Gadenne, le Lexique des termes littéraires (France) http://www.lettres.net/lexique/
André Bourassa, le Glossaire du théâtre (Université du Québec à Montréal - définitions courtes avec des renvois) http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/glossaire.html
http://www.republique-des-lettres.com/ (Paris) La république des lettres. portail bien développé pour les études littéraires et culturelles.
Estelle Dansereau, http://fis.ucalgary.ca/fr/339/figuresED.htm (Université de Calgary - notes de cours sur les figures par analogie et par substitution).

 

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